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Article du JIR du 27 novembre 2005 :
5000 km de Pé́kin à̀ Lhassa. Un jeune couple de Saint-Pierrois va partir sur les traces de l'explorateur Evariste Huc, le premier Français à̀ dé́couvrir Lhassa. “Suivre la trace d'Evariste Huc, j'y pense depuis quinze ans, c'est un rêve. Passionnée des récits de voyage, j'en ai toujours entendu parler chez mes parents et j'ai toujours lorgné deux bouquins sur son trajet”. Stéphanie Huc, 31 ans et l'allure décontractée, n'est pas la fille ou la petite fille d'Evariste Huc. Même pas l'arrière petite-fille. En tout cas, pas assurément. Mais d'étranges coïncidences ont survenu. “Cet été, nous avons mené des recherches généalogiques. Il se trouve qu'Evariste est d'Albi, ma famille aussi, c'est tout. Mais mes parents vont mener des études plus approfondies”. En tout cas, dans l'esprit de la jeune sage-femme, pas besoin de vérifier cette hypothèse pour traverser la Chine. Stéphanie la “baroudeuse” a déjà vécu au Népal où elle y a créé une association de sages-femmes en 2001. “Je voulais faire en sorte que la population locale puisse se débrouiller seule pour les accouchements. Mon but n'était pas d'aider ponctuellement mais que mon action serve sur du long terme. Et maintenant, objectif accompli, ça roule !”. Les deux trentenaires ne sont pas du genre à planifier leur vie. “On ne sait pas combien de temps on va rester à la Réunion”, assure Stéphanie. Des régions qui ne figurent pas dans les guides Depuis trois ans, il enseigne les sciences de la vie et de la terre. “La première année, nous avons eu du mal à trouver l'information sur ce qui se passait ici”. A sentir leur enthousiasme, ils se sont bien épanouis depuis. Ils y ont trouvé “un bon équilibre à tous les niveaux”, une richesse particulière au niveau culturel et sportif. C'est officiellement le 15 février prochain que le jeune couple, débutera son long chemin. Hebei, Mongolie Intérieure, Ningxia, Gansu, Qinghai, Tibet, des moins vingt degrés, des plus cinquante, des déserts, des pics à 5000 mètres... Et un jeu qui en vaut vraiment la chandelle. Le climat risque d'ailleurs d'être l'obstacle majeur. Peu importe. “Avec plus d'une centaine de dialectes différents et une très grande diversité humaine, ces régions ne figurent pas dans les guides. Il est clair que si on n'avait pas vu ce trajet dans un livre, on n'y aurait jamais pensé”, explique Jean Guillemot, sans appréhension aucune, trois mois avant l'excitante date. Une mission également sportive. “On a prévu large pour le temps et cet itinéraire est accessible à quiconque. Ce n'est pas un souci”, selon Jean, le ton sûr. Pour respecter au plus près l'esprit d'Evariste Huc, pas question d'être motorisés. “Nous comptons utiliser des moyens suffisamment rapides pour avancer mais assez lent pour découvrir”, précise-t-il. Résultat, un cocktail bien calculé : marche, bicyclette et cheval. “Des vélos que nous achèterons à Pékin, c'est bien plus simple. Et si il est impossible de continuer à vélo, on se mettra à la charrette ou au chameau dans le désert”. Quant au cheval, “on ne connaît pas mais on apprendra sur le tas !” Un arsenal technologique Une fois les renseignements pris sur chaque pays, il y a eu quelques surprises. Au Tibet, il est obligatoire d'être minimum cinq pour poser un pied sur le territoire, surprenant... Mais pas de soucis, Jean et Stéphanie ont rassemblés des amis, “utiles” tant qu'à faire : un ami spécialiste du cheval, en cas de pépin, cela peut servir. Puis un géologue et un astronome. Le couple, accroc d'escalade et avide de découverte a tout juste fini de rassembler le nécessaire. Cette tâche a débuté il y a un an et ce ne fut pas une mince affaire. On comprend pourquoi... Appareil reflex, notebook, chargeur solaire, caméra DV, filtres à eau ... Rien à voir avec les randos du week-end à Mafate ! Le tout pour un montant total de plus de 20 000 euros. Les deux aventuriers sont maintenant fin prêts et toutes les éventualités ont été envisagées. A l'heure actuelle, ils dégagent la sérénité mêlée à l'excitation due à l'attente du grand départ. Une seule ombre au tableau. “On pensait qu'on serait plus soutenus, nous recherchons donc des partenaires supplémentaires et des personnes webmaster pour s'occuper du site car nous ne pourrons évidemment pas nous connecter tous les jours et surfer trop longtemps sur le net”. La seule ambition restée vaine est la traduction du français en chinois sur leurs pages web. Au voir la quantité d'obstacles déjà franchis, pas vraiment de quoi s'en vouloir ! “A partir de maintenant, quoi qu'il arrive, on part !”, concluent-ils en chœur. Damien Frasson-Botton
“Une motivation liée au milieu éducatif” “Ce voyage ne pouvait pas être vécu sans être raconté”. Dans son sac à dos, des objets inhabituels... Chargeur solaire, clef USB, caméra DV... Un véritable “arsenal” technologique. Pour s'épanouir pleinement dans cette aventure, Jean s'est fixé un objectif pédagogique auquel il tenait particulièrement : taper le soir des articles et des reportages sur leurs découvertes journalières et envoyer les données sur le net. “Nous avons contacté des classes de Chine et de métropole”. Pour l'île et pour le moment, un échange va s'effectuer avec des établissements scolaires Terre-Sainte, Bassin-Plat et Trois-Mares. L'objectif est bien évidemment de partager ce qui nous arrive mais également que les élèves puissent faire des exposés sur notre trajet. Ils diffuseront par la suite leurs travaux sur la toile”. Une tâche facilitée par des cybercafés chinois en nombre. Jean souhaite déjà que le site puisse continuer à exister après le voyage. Le couple ne prétend pas du tout à des travaux ethnologiques de spécialistes, juste de l'observation. Evariste Huc, le premier Français à découvrir Lhassa 1844, en plein cœur de la Chine, depuis des siècles la liaison entre l'Orient et l'Occident est établie par la route de la Soie. Alors que le Levant reste un mystère pour les occidentaux, quelques rares missionnaires et expéditeurs partent à la découverte de ces contrées lointaines. Evariste Huc (Caylus 1813 - Paris 1860) et Joseph Gabet de l'ordre des Lazaristes partent pour la Tartarie et le Tibet pour sillonner “de tentes en tentes, de peuplades en peuplades, jusqu'à ce que la Providence leur fasse connaître l'endroit où elle veut qu'ils s'arrêtent pour commencer”. Ils vont ainsi s'adapter à tous les milieux plus ou moins hostiles qu'ils traversent en adoptant la langue, les coutumes, le mode de vie. Le tout à cheval, accompagnés de chameaux et de yaks. Comme un véritable ethnologue, Evariste Huc ramènera de nombreuses informations précieuses sur les lieux parcourus. Le 20 janvier 1846, mêlés à une caravane de pèlerins rencontrés en route, Huc et Gabet arrivent à Lhassa, “après dix-huit mois de lutte contre les souffrances et des fatigues sans nombre”. Ils seront les premiers Français à découvrir Lhassa. Evariste Huc écrira ensuite plusieurs ouvrages sur ses voyages d'où sa notoriété. Le Journal de l'Ile © 2000-2006 |
Article du JIR du 11 décembre 2005 : Les 5000 km de Pékin à Lhassa : des écoles du sud de l'île sur les traces de Stéphanie et Jean
Vendredi matin à l'école Iris-Hoarau, la maîtresse a posé la craie. Assise au fond de sa classe de CM1 C avec ses jeunes élèves, Isabelle Santannachi assiste à la démonstration pédagogique de Jean et Stéphanie qui expliquent leur voyage. Les doigts se lèvent en permanence. Les questions fusent. Une attention surprenante pour un coup réussi. “Comment vous allez faire pour vous laver ?”, demande un jeune écolier au couple de routards, le regard perplexe. Pour se réaliser pleinement dans cette expédition chinoise, les jeunes trentenaires tenaient à la vivre doublement. D'une part se laisser émerveiller sur les pas de l'explorateur Evariste Huc, le seul Français à avoir rempli cette mission, en 1844, de Pékin à Lhassa. Mais aussi partager leurs sensations, les images inoubliables avec des plus petits. Avec pour but que les écoliers chinois entrent en contact avec leurs copains réunionnais : “Si vous faites des dessins, vous nous les donnez et on leur remettra. Et inversement”, explique Stéphanie. Leur site internet créé pour l'occasion, servira de relais. Une mine d'or pour les instituteurs “Nous pouvons aussi vous envoyer par mail les photos que vous voulez et vous pourrez aussi nous poser des questions sur ce que vous voulez et pendant tout notre trajet”, continue-t-elle. Si les instituteurs le souhaitent, leur classe peut en plus rédiger des exposés avec les informations récoltées, puis les mettre en ligne. L'appel lancé aux établissements scolaires a reçu un écho satisfaisant. Plusieurs écoles vont donc participer, à leur manière, étape par étape, à la grande traversée. Pour l'heure, munis d'une carte grand format de leur itinéraire fou, les fanas d'escalade déambulent dans les écoles du sud de l'île. Les marmailles se passionnent pour cette histoire. Pas évident pour eux de concevoir que deux crapahuteurs vont sillonner la Chine de part en part, du sable brûlant aux pics enivrants, sur un territoire si vaste. Et là, ils se trouvent en face d'eux, c'est magique ! “Nous sommes vos reporters sur place, le but de ce voyage, c'est que vous participiez”, explique Stéphanie, face à la classe. Après avoir détaillé leur trajet devant des visages subjugués, place à la valse des questions. “Comment vous allez vous repérer ? Avez-vous peur de la grippe aviaire ?” A leur retour, le couple envisage déjà de réunir tous les enfants qui l'auront “accompagné” pour leur montrer le film et les photos du long séjour. Pédagogiquement, cette aventure est pain béni pour les instituteurs. “J'ai là une mine d'or avec cette carte, c'est vraiment une occasion à ne pas rater. C'est un sacré matériel pour moi, un point de départ pour plein de choses et un moteur impressionnant. On va pouvoir étudier les paysages, les cultures, les modes de vie, les climats et plus besoin de les motiver ! Ils font déjà le parallèle avec que je leur ai appris”, confie Isabelle Santannachi. Il est nettement plus intéressant d'apprendre sur des faits vécus que dans des bouquins, c'est certain. “Maintenant, j'ai la vision des enfants” Pour la maîtresse, l'aubaine ne s'arrête pas en si bon chemin. “On va essayer de développer notre outil informatique pas très performant en ce moment et mieux le faire découvrir aux écoliers”, ajoute la maîtresse. Après leur tournée dans les divers établissements intéressés, les deux Saint-Pierrois, heureux de vivre à la Réunion, ont une idée plus précise des aspirations enfantines. “Nous savons désormais les sujets que l'on va traiter. Sans ces rencontres, cela aurait été plus hasardeux. Maintenant j'ai la vision des enfants et je sais ce qu'ils attendent”, conclut Jean. Damien Frasson-Botton Déjà trente classes réunionnaises dans l'aventure, mais ce n'est pas suffisant ! Plusieurs écoliers et leurs professeurs ont déjà manifesté leur intérêt à suivre l'odyssée de Stéphanie et Jean, via le net : une classe de l'école Jean-Moulin à Saint-Pierre, trois classes d'Edouard-Albius à Bois-d'Olive, douze classes d'Iris-Hoarau du Tampon, trois classes de l'école Jean-Albany de Terre-Sainte, sept classes de l'école Lislet-Geoffroy de Saint-Pierre, deux classes du collège du 14e au Tampon. En Chine, l'école Française Internationale de Hong-Kong font également partie de l'épopée. Les intéressés et les éventuels partenaires peuvent joindre Stéphanie et Jean par mail, même si leur aventure a déjà débuté : pekin.lhassa@bleu-outremer.net. Et par téléphone au 06 92 51 56 93. Leur voyage en direct se trouve sur le site : http://education. bleu-outremer. net Le Journal de l'Ile © 2000-2006 |
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Article du JIR du 18 aout 2006 : Deux Saint-Pierrois ont rallié Pékin à Lhassa à vélo et à cheval
FILMÉS PAR LA TÉLÉVISION CHINOISE “Nous n’avons pas l’impression d’avoir réalisé un exploit pour autant, précise Stéphanie, qui vient tout juste de reprendre son métier de sage-femme à l’hôpital de Saint-Pierre. De toute façon, nous n’avons pas trop le temps d’y penser, il y a tellement de choses à faire”. A peine arrivés, il faut encore s’occuper des photos à classer, des vidéos à dérusher, des écoles à contacter, nombreuses à avoir été associées au voyage via un site Internet très fourni et régulièrement mis à jour tout au long de ces six mois... Bref, il faut déjà décrocher progressivement d’une expérience aussi intense qu’enrichissante et qui leur colle encore à la peau. Mais, sur la terrasse de leur case dans les hauts de Saint-Pierre, à l’heure du petit-déjeuner, Stéphanie et Jean parlent naturellement et humblement de leur voyage, sans nostalgie mais avec la simplicité de ceux qui, après avoir pédalé et chevauché pendant six mois dans l’inconnu sont heureux d’être rentrés à la maison. Des problèmes, sûr qu’ils en ont eu, c’est même ce qui fait le charme de tout voyage, une fois de retour. Pas forcément ceux qu’on leur avait prédit d’ailleurs. “Tout le monde nous répétait de faire attention, de ne pas se faire remarquer, racontent-ils. C’est effectivement ce qu’avait fait Evariste Huc en son temps, il se cachait. Nous, nous avons fait tout le contraire. A aucun moment nous n’avons cherché à nous dissimuler, on s’est montré partout. Les gens étaient très curieux de nous voir sur la route ou débarquer dans leur village et ils se battaient presque pour nous accueillir. Nous avons eu plusieurs articles de presse et la télévision chinoise nous a filmés et interviewés.” Les deux routards précisent tout de suite : “Le principe qu’on s’est fixé depuis le début était de rester entièrement indépendant, on avait toujours notre tente. Après, si on était invité, tant mieux.” Pour communiquer avec les gens sur place, le couple a utilisé un lexique très fourni concocté par une amie professeur de chinois. Un sésame qui s’est avéré précieux même si Jean avoue quand même une vraie “frustration” de ne pas avoir pu véritablement échanger avec la population. DES RÉGIONS PLACÉES SOUS HAUTE SURVEILLANCE De cette Chine, justement, qu’ils ont traversé, ils ramènent un témoignage qui cadre mal avec les clichés, justifiés ou non qui lui sont facilement collés. La première serait peut-être la liberté de circuler en tant qu’étranger dans un pays ou l’armée et la police restent encore très présentes. “Les policiers qui nous ont arrêtés le faisaient surtout pour discuter et nous avons même été invités une fois à manger par un responsable de la police locale dans un village !” “Il y a une évolution, estime le couple. Nous avons traversé des régions placées sous haute surveillance par les autorités avec notre petite caméra et notre appareil photo sans avoir les moindres ennuis”. Comme pour renforcer leurs dires, ils racontent en rigolant leur rencontre avec une équipe de France 2 venue filmer leur départ pour le Tibet, à cheval. “Ils n’en revenaient pas d’avoir été autorisés à emporter leur plus grosse caméra, du coup on aurait dit des gamins avec leur nouveau jouet !” Reste qu’ils n’auront tout de même pas pu faire l’économie d’un second permis de séjour, la loi chinoise fixant à trois mois sa durée maximale. Jean et Stéphanie on donc dû ressortir du territoire, se rendre à Hong Kong pour obtenir un nouveau permis et reprendre leur périple là où il l’avait laissé, aux portes du Tibet, le clou de leur aventure. Mais avant de marcher dans la poussière des rues de Lhassa, les deux Saint-Pierrois ont encore parcouru près de 2 000 kilomètres à travers les hauts plateaux tibétains. Un voyage qu’ils commenceront à cheval sur 800 km avant de retrouverleurs bons vieux VTT chinois, achetés 85 euros à leur arrivée, pour terminer les 900 km restant. COURSÉS PAR DES CHIENS TIBÉTAINS Lorsqu’ils décident de partir en quête de montures pour constituer une caravane, c’est surtout l’itinéraire qu’ils entendent suivre qui va poser un problème auprès des loueurs de chevaux locaux. Beaucoup ne connaissent pas la région et aucun guide n’accepte de les emmener. Lorsqu’ils prennent finalement le départ, les deux Français se retrouvent à la tête d’une caravane de 10 chevaux, au lieu des vingt prévus initialement (une arnaque comme seul les voyages de ce type en réserve) et en plus, on leur a refilé des chevaux de course qui ne pensent qu’à se tirer la bourre. Rassurant quand son unique expérience hippique s’arrête à un tour manège... Mais, là encore, le bonheur d’être parmi les rares humains à traverser l’immensité de ces plateaux, au milieu de paysage à couper le souffle, l’emporte toujours. Juchés sur leur monture, ils ont pu apercevoir des animaux sauvages comme des ours, des antilopes endémiques et des grues. Leur plus grande frayeur ? Assurément les chiens tibétains. “D’énormes molosses que leur maître laissent foncer sur nous pour voir comment on se débrouille”, explique le couple qui a parfois dû batailler ferme pour les mettre en déroute. Pas évident quand il faut pédaler en même temps. Lorsqu’ils pénètrent finalement à Lhassa après avoir parcouru 900 km en vélo à une moyenne de 4 800 m d’altitude, dont les derniers 90 km avalés en une matinée, ils savent qu’ils viennent de réussir leur pari, lancé six mois plus tôt. Devant eux se dresse le Potala, immense monastère de pierre suspendu à la montagne. “J’ai pleuré d’émotion, confie Stéphanie. La ville était beaucoup plus grande qu’on pensait, et en même temps on avait par moment l’impression de se retrouver sur la Côte d’Azur pour le fourmillement et l’encombrement des rues. On y trouve des boutiques partout et beaucoup de touristes, les premiers occidentaux que nous ayons rencontré depuis notre départ.” Même s’ils n’ont évidement pas encore eu le temps de “digérer” ces six mois vécus intensément. Il savent déjà une chose, ils sont tombés amoureux de la Chine. Texte : Pierre VERRIÈRE EMMENER LES MARMAILLES DANS LES BAGAGES En préparant leur voyage, Stéphanie et Jean ont pris soin d’insister sur la dimension éducative qu’ils pouvaient en tirer. Professeur de biologie vacataire à Saint-Pierre avant de partir, Jean Guillemot explique avoir tout de suite voulu partager cette expérience hors du commun avec des classes réunionnaises à travers un site Internet. Equipé d’une caméra, d’un appareil photo numérique et d’un ordinateur portable glissé dans les bagages, il a joué les reporters pour les marmailles en leur proposant régulièrement des carnets de voyage faits de vidéos, de photos et de textes réalisés au fur et à mesure de l’avancée de leur périple. Ainsi, pendant les six mois qu’aura duré la traversée, les marmailles n’en auront pas perdu une miette. Parmi les établissements qui se sont prêtées au jeu, l’école Iris Hoarau du Tampon, où un instituteur a consacré une heure par semaine avec ses élèves à évoquer sous toutes les coutures, le raid du couple. “Les instituteurs nous faisaient savoir que les marmailles attendaient impatiemment qu’on leur envoie la suite”, raconte Jean. Le site est devenu un véritable outil pédagogique auprès des petits Réunionnais avides de découvrir cette Chine dont on leur faisait goûter un morceau chaque semaine. Mais Stéphanie et Jean ont voulu pousser le principe encore plus loin en intégrant une classe d’enfants handicapés de la région de Versailles et plusieurs autres en Chine. “Nous avons essayé de créer des échanges entre elles, c’est comme ça que nous avons trimballé des dessins réalisés par des élèves réunionnais pendant 3 000 kilomètres dans nos bagages pour pouvoir les donner aux élèves d’une classe en Chine, explique le couple. Les élèves réunionnais recevront les leurs à la rentrée”. Le Journal de l'Ile © 2000-2006 |

Pour suivre en direct Stéphanie et Jean pendant leur épopée, une adresse internet : www.bleu-outremer.net Pour les éventuels partenaires ou webmasters intéressés envoyer un courriel à : pekin.lhassa@bleu-outremer.net ou téléphoner au 06 92 51 56 93
EMMENER LES MARMAILLES DANS LES BAGAGES En préparant leur voyage, Stéphanie et Jean ont pris soin d’insister sur la dimension éducative qu’ils pouvaient en tirer. Professeur de biologie vacataire à Saint-Pierre avant de partir, Jean Guillemot explique avoir tout de suite voulu partager cette expérience hors du commun avec des classes réunionnaises à travers un site Internet. Equipé d’une caméra, d’un appareil photo numérique et d’un ordinateur portable glissé dans les bagages, il a joué les reporters pour les marmailles en leur proposant régulièrement des carnets de voyage faits de vidéos, de photos et de textes réalisés au fur et à mesure de l’avancée de leur périple. Ainsi, pendant les six mois qu’aura duré la traversée, les marmailles n’en auront pas perdu une miette. Parmi les établissements qui se sont prêtées au jeu, l’école Iris Hoarau du Tampon, où un instituteur a consacré une heure par semaine avec ses élèves à évoquer sous toutes les coutures, le raid du couple. “Les instituteurs nous faisaient savoir que les marmailles attendaient impatiemment qu’on leur envoie la suite”, raconte Jean. Le site est devenu un véritable outil pédagogique auprès des petits Réunionnais avides de découvrir cette Chine dont on leur faisait goûter un morceau chaque semaine. Mais Stéphanie et Jean ont voulu pousser le principe encore plus loin en intégrant une classe d’enfants handicapés de la région de Versailles et plusieurs autres en Chine. “Nous avons essayé de créer des échanges entre elles, c’est comme ça que nous avons trimballé des dessins réalisés par des élèves réunionnais pendant 3 000 kilomètres dans nos bagages pour pouvoir les donner aux élèves d’une classe en Chine, explique le couple. Les élèves réunionnais recevront les leurs à la rentrée”.